Editorial de mai

Le travail
C’est la fête du travail qui ouvre le mois de mai, illustré par ailleurs par un séduisant dicton, « En mai, fais ce qu’il te plait ! », même si – ne nous emballons pas – il ne concerne que l’aspect météorologique ! Pour chacun d’entre nous, le travail ne doit pas être que contrainte, mais bien au contraire, il doit favoriser notre épanouissement, être reconnu, car il constitue un moyen de vivre incontournable et un lien social indispensable.
Le travail est nécessaire pour produire une action, une fonction, un produit. Il ne s’improvise pas. C’est la raison pour laquelle la formation de nos enfants est essentielle, pour eux et pour notre société. Nous devons être attentifs à la mise en adéquation de la personnalité, des souhaits et des compétences de l’enfant avec les besoins de notre société en constante évolution. Travailler pour obtenir un travail qui leur plaît et qui rythmera leur quotidien pendant de nombreuses années.
Mais la dynamique du travail est bien différente aujourd’hui.
Personne n’écarte plus actuellement la possibilité d’envisager dans une vie plusieurs métiers ou fonctions. Nous le voyons chaque jour, il n’y a plus d’âge pour se remettre en cause et vivre de nouvelles orientations et formations.
Le chômage n’est qu’un constat d’échec de notre société, qui n’offre plus les solutions nécessaires, et par conséquent de toute personne en recherche d’emploi,
démunie face à son retour à l’emploi.
Mais le travail impose aussi des efforts. Un pianiste qui ne ferait pas l’effort de faire ses gammes ne deviendrait jamais un bon pianiste, parler une langue sans faire l’effort d’apprendre le vocabulaire, ne débouche que sur du « baragouin ». Certains métiers sont particulièrement durs, éprouvants, le travail de nuit pour des professionnels de la santé, de la sécurité, de l’alimentaire, et bien d’autres. Ces efforts doivent être reconnus, récompensés.
On ne peut, aujourd’hui, imaginer que les besoins de notre société seront couverts par un travail du lundi au vendredi de 9 h à 16 h. Tous ces éléments sont à la base des réflexions politiques essentielles de notre société. Effort et confort, travail et loisirs, doivent trouver des équilibres. Des équilibres entre générations, dans les rémunérations, des équilibres entre les besoins et les formations,des équilibres entre nos territoires,
des équilibres au sein de notre Europe, afin d’éviter les déséquilibres mondiaux.
Très cordialement,
Dr Philippe Brillault
Maire
Conseiller général




