Une rue, une histoire.

Avenue de la Reine Amelie

Lorsque l’arrière-petite-fille du roi Louis Philippe épousa l’héritier du Portugal, Charles de Bragance, le 22 mai 1886, elle était loin de s’imaginer qu’elle passerait près de 30 ans de sa vie au Chesnay.

La princesse Amélie d’Orléans vécu en exil en Angleterre jusqu’à la chute du Second Empire en 1871. Son mariage avec l’héritier du trône portugais l’entraîna à Lisbonne où elle fut reine en 1889. Mais 20 ans plus tard, le terrible assassinat de son mari et de son fils aîné dans l’explosion de leur calèche mit quasiment un terme à la monarchie portugaise. Car si sa conduite héroïque lors de cet attentat sauva la vie de son fils cadet Manuel, il ne fut roi que deux ans avant d’être destitué et exilé en Angleterre.
En exil, la reine Amélie acheta en 1921 le manoir de Bellevue au Chesnay, renommé
Château de Bellevue à son intention. Elle y vécu paisiblement jusqu’à sa mort le 25 octobre 1951. Cette période marqua une génération de Chesnaysiens du fait de la personnalité de la reine douairière, généreuse, pieuse et très impliquée dans la vie locale. Entre autres dons, elle offrit à la ville la salle Fatima utilisée aujourd’hui par la Paroisse du Chesnay. La ville fut également animée par les visiteurs qui se succédaient à sa porte : hommes politiques, têtes couronnées… à tel point que Stéphane Bern lui consacra un livre !
C’est ainsi que l’ancienne avenue de l’Eglise fut baptisée en son honneur avenue de la Reine Amélie.