Identité/histoire

Histoire

Le vieux Chesnay était celui des bûcherons, des gardes royaux (proximité du château de Versailles), des maraîchers et des pépiniéristes. L’une des anciennes fermes est consacrée aux ateliers municipaux, d’autres étaient situées boulevard Saint Antoine, face à la porte du même nom.

L'histoire du Chesnay remonte à l'époque de Charlemagne

Trois périodes principales : Anciennement "Quercetum", "Canoilum" (1122), "Cheneum", "Chesnetum" (13e siècle). Possession de l'abbaye Saint-Germain-des-Prés au 12e siècle qui concède aux chanoines de Saint-Benoît de Paris le terrain nécessaire à la construction d'une église. La guerre de Cent Ans et la peste noire dévastent le bourg. Au 17e siècle, le conseiller du roi, Pierre Le Pelletier des Touches et Charles Maignart, seigneur de Bernières, font remettre en état la paroisse. Le Chesnay est d'abord un village dans la forêt, peuplé de bûcherons et de cultivateurs. Quelques maigres familles, décimées par les épidémies et les guerres, vivent là, autour d'une antique église, sous la houlette des abbés de Saint-Germain-des-Prés, du Moyen-Age jusqu'aux guerres de religion, inconnues, oubliées. Avec la construction du château de Versailles et l'installation du gouvernement dans cette ville, Le Chesnay se développe dans l'ombre des rois. Des châtelains s'installent en bordure du parc de Versailles. Ils accueillent artisans et serviteurs autour d'eux. Ils font ériger des châteaux comme celui du parc Aubert, qui est peut-être de Mansart, l'architecte de Louis XIV, et dont les jardins auraient été tracés par Le Nôtre, le paysagiste de Versailles. Le roi racheta Le Chesnay ; des gardes royaux, des matelots du Grand canal, des officiers, des serviteurs, des jardiniers et des maraîchers viennent grossir la population du Chesnay au fil des siècles. La Révolution est vécue sans ardeur. Les Chesnaysiens ne font pas de zèle, mais lorsque l'Empire de Napoléon s'écroule, après Waterloo, ils font le coup de feu avec les troupes d'Exelmans pour remporter une ultime victoire sur les Prussiens. Viennent les temps modernes, pendant lesquels Le Chesnay se transforme au rythme des guerres et de la paix.

Les guerres

1870, le canon tonne au-dessus du Chesnay, qui compte 600 habitants, éleveurs et cultivateurs, en lisière de la forêt de Marly. 1914-1918, le village se vide d'hommes, les vaches paissent dans les jardins abandonnés, la vie est suspendue. Mais Le Chesnay est fait pour la paix. Dès la fin du XIXème siècle, la vie se déploie dans la plaine, emportant le vieux village dans le lent bouleversement du monde moderne. Au début du XXe siècle, le sud du territoire communal, "le plateau" se construit. Une église s'y installe, qui répond à l'ancienne église du château à travers la plaine maraîchère. Après 1918, les Chesnaysiens se jettent dans le travail : pépiniéristes et maraîchers alimentent la dévoreuse agglomération parisienne, au rythme des charrettes à bras. On danse les jours de fête, on se retrouve chez Berton après le travail pour y boire l'absinthe, on suit les processions magnifiques des fêtes religieuses. De 1920 à 1953, la population double, passant de 4 000 à 9 000 habitants. Après la Seconde Guerre Mondiale, les terrains agricoles sont grignotés par l'urbanisation. Entre " le plateau " et le " Grand Chesnay " la plaine se couvre d'immeubles modernes, les deux bourgs se rejoignent, une ville nouvelle se greffe sur le " Vieux Chesnay " issu du fond des temps. Le premier centre commercial d'Europe s'étale entre les deux églises, celle du château ( St-Germain ) et celle du plateau  ( St-Antoine ). Comme il est loin, le village des bûcherons ! Disparue la terre fertile des maraîchers ! Mais, Le Chesnay reste Le Chesnay, avec ses rues calmes, ses jardins, ses fleurs et ses arbres, qui rappellent une tradition et qui démontrent une volonté : celle de faire du Chesnay le foyer tranquille du bonheur.

Quelques figures renommées

Miss Howard, maîtresse du Prince Louis Napoléon Bonaparte
Jean-Louis Forain peintre, graveur
Amélie du Portugal née princesse d'Orléans
Jacques-Nestor Dutartre, généreux donateur