Identité/histoire

Le patrimoine

Les mairies

La première mairie existe toujours au 1 place Dutartre. La première pierre fut posée le 6 mars 1834 par Mademoiselle Guerbette, fille du maire de l’époque. Ce bâtiment  abritait alors le bureau du maire, la salle de réunion du Conseil municipal, l’école primaire et une prison. Devenue trop exiguë, la mairie se transforme, en 1877 en auberge “Au Saint-Fiacre”, patron des maraîchers et des jardiniers. On aperçoit toujours sa statue dans une logette sur la façade.
La seconde mairie : l’équipe municipale va alors s’installer au 50 rue de Versailles, bâtiment qui sera abandonné un siècle plus tard et que l’on nomme aujourd’hui " ancienne mairie ". Ce bâtiment inauguré le 2 septembre 1877 regroupe alors, outre la mairie, les écoles de garçons et de filles et plus tard l’actuelle bibliothèque municipale.
La troisième mairie du Chesnay est inaugurée officiellement le 26 avril 1980. Il s’agit de l’Hôtel de Ville actuel, situé au Centre Nouvelle France, 9 rue Pottier. La volonté de réunir Le Chesnay traditionnel et Le Chesnay - Parly 2 explique son implantation géographique.

Les églises du Chesnay

L'église Saint-Germain : il règne, par l’absence ou le peu de documents, un certain flou sur les premières églises du Chesnay. Il y en eut, en effet, plusieurs. Au 9e siècle, sous Charlemagne, une première église, située sous Rocquencourt / La Celle Saint Cloud et au nom probable de St Pierre fut détruite par les Normands. A la fin du 12e siècle, naissait une église Saint Germain sur un terrain cédé par l’abbé de St Germain des Prés. La guerre de Cent ans la ravagea. Elle fut sauvée de l’abandon par la chatelain du Chesnay Maignart de Bernières . Elle aussi eut sa relique, une relique de Saint Germain. Appelée « Temple » elle survécut à la Révolution. En 1805  voici la nouvelle église St Germain  et son cimetière, construite hors du parc du château aux frais de J.B. Caruel. Le Chesnay devient alors paroisse. Deux bas côtés complètent l’église en 1857. Elle remplace définitivement, pour les Chesnaysiens, l’église de Rocquencourt.
L'église Saint-Antoine-de-Padoue : au 13e siècle, sous Philippe Auguste, une chapelle appelée Saint Antoine du Buisson, située près de la porte Saint-Antoine, accueillait quelques pélerinages. Une relique offerte par les Célestins d’Amiens y était conservée. Cette chapelle fut laissée à l’abandon après la Révolution. En 1910, sur le « plateau » va s’élever, à la suite d’une chapelle provisoire, Saint-Antoine-de-Padoue. Eglise de style néo-gothique de 57 m de long – 20 m de large – 15 m de hauteur sous voûte. Murs extérieurs en pierre meulière, nef 8,50 m de large, bas côtés de 4,50 m. Intérieur en calcaire, colonnes chapiteaux, voûtes, ogives. Clocher terminé en 1903 de 54 m de haut. Croix sommitale de 5 m de haut, le coq 0.75. Vitraux de la maison Louis Lorin de Chartres reproduisant la vie de Saint Antoine. Orgues de la maison Cavaillé-coll de 1913. Des travaux de nettoyage intérieur et la réfection complète de l’éclairage de l’église ont été entrepris en 2003. Les vitraux de la nef et du chœur ont été restaurés, des panneaux avec les légendes correspondantes ont été appliqués sur les murs. Pour de plus amples informations, vous pouvez prendre directement contact avec la paroisse Saint-Antoine-de-Padoue au 01 39 54 26 55 et consulter également leur site internet.
L'église Notre-Dame de la Résurréction : l’histoire de Notre-Dame de la Résurréction est directement liée à celle de Parly 2. En effet, ce sont les demoiselles Poupinet, filles de l’ancien maire, qui ont fini par accepter de vendre leurs 110 ha de terrain à Aladar de Balkany, promoteur, à l’unique condition qu’une église y soit construite. Ainsi fin 1970, la nouvelle église Notre-Dame de la Résurréction accueillait les fidèles.

Quelques sites renommés à découvrir

L'Arboretum de Chèvreloup
En 1699, Louis XIV fit l'acquisition de la plaine de Chèvreloup pour disposer d'un vaste terrain de chasse à proximité du château. Le reste de la plaine constituait alors une ferme royale, comme il en existait tout autour du château entourée de prés, de champs et de bosquets d'arbres. L'origine du nom de Chèvreloup reste inconnue. Les cartes de l'époque de Louis XIV nomment déjà ainsi cet endroit. Peut-être, est-ce dérivé de Chèvre-Lieux, lieu où l'on gardait les chèvres. Sous Louis XV, l'activité botanique se développe considérablement en France, grâce au Jardin du Roi, l'actuel Jardin des Plantes, qui échangeait plantes et graines avec des correspondants du monde entier. Bernard de Jussieu, célèbre botaniste avait fait planter de nombreux arbres rares pour l'époque, dont un Sophora du Japon qui vit toujours. C'est à la Révolution que la ferme de Gally-Chèvreloup est vendue à des propriétaires privés, puis rachetée en 1806 par Napoléon, qui loue alors ses terres à des fermiers. Fin XVIIIe on note qu'une partie a été restaurée et aménagée en bureaux, laboratoires et ateliers pour l'Arboretum. Ce n'est qu'en 1927, qu'un décret affecte officiellement les 205 ha de Chèvreloup au Ministère de l'Instruction publique et des beaux-arts, pour être attribués au Muséum national d'Histoire naturelle, en vue de la création d'un arboretum. Autrefois, la villa... En face de la maison, roulait un petit train entre Paris et Versailles, qui s'arrêtait de temps en temps pour laisser descendre les passagers qui voulaient ramasser des fleurs. La ville du Chesnay racheta la propriété en 1982 et pour la sauvegarde de son patrimoine, pri la décision en 1990 de la réhabiliter. Depuis 1992, c’est un lieu de réception exceptionnel.
Le château du parc Aubert
Louis XIV, séduit par la grâce de cette propriété, qui abrita les « petites écoles » de Port-Royal-des-Champs, la rattacha à son domaine, chargeant Mansart de terminer le château, tandis qu'il confiait à Le Nôtre le soin de dessiner et réaliser le parc. Le parc Aubert est ouvert au public du 15 mars au 31 octobre de 7 h 45 à 20 h et du 1er novembre au 14 mars de 8 h 15 à 18 h 30. L’accès au parc Aubert est notamment interdit à tous les animaux, y compris les chiens tenus en laisse et à tous les véhicules à moteur. Les entrées sont situées place du Souvenir Français, avenue du Château et avenue Jeanne Léger (arrêté du 24/05/84). Vers 1660, Maignard de Bernières acheta à Le Pelletier des touches son domaine du Chesnay, anciennement la maison du Bel-air et y fit construire les bâtiments qui sont à l'origine de ce qui devient un siècle plus tard la château du Chesnay.
Le château de Bellevue
Le château de Bellevue fut la demeure de la reine Amélie du Portugal jusqu'à sa mort. Aujourd'hui il abrite la Chambre d'agriculture d'Ile-de-France.
La tombe de Miss Howard
Si l'histoire lie Napoléon III au Chesnay, ce n'est pas exclusivement grâce à la maison de Bel air qui fut un de ses relais de chasse. Au Chesnay, au pied de l'église St-Germain, repose au côté de son fils celle que l'on nommait Miss Howard. De son vrai nom Elisabeth-Ann Aryet, originaire de Brighton née d'un père bottier et d'une mère actrice. Au cours de sa vie elle connaîtra plusieurs hommes. Après avoir fréquenté un riche major elle fait connaissance avec Louis-Napoléon en exil à Londres et en tombe éperdument amoureuse. Elle décide alors de mettre sa fortune au service de la politique et finance à hauteur de 2 millions de francs la campagne de celui qui allait être le Président de la deuxième république. Au retour de l'empereur triomphant en France, Miss Howard vient s'installer en 1849 à côté de l'Elysée, dans ce qui est devenu aujourd'hui un hôtel grand standing (Hotel Meurice). Ainsi elle se trouve à proximité du palais des Tuileries où se trouve Napoléon III. Elle ne fait que de brèves apparitions en public avant de s'effacer peu à peu devant l'épouse légitime de L'Empereur. Napoléon lui rembourse 4 millions de Francs, lui donne un titre comtal et le Domaine de Beauregard. Elle devient Comtesse de Beauregard. En 1854 elle épouse Sir Clarence Trelawny. Elle décède le 9 avril 1865 à l'age de 42 ans. Le château de Beauregard restauré reviendra au fils qu'elle aura toujours présenté comme son frère et qu'elle avait eu avec le Major Francis Mountjoie Martin en 1846. La famille de Beauregard fit opposition à la création du titre de Comtesse de Beauregard à Miss Howard qui devint donc Comtesse non titrée. Quant à son fils Martin Constantin Harvett il obtint le titre de Comte de Béchevêt.