Après avoir suivi des cours de dessin,
de peinture, de sculpture et de gravure,
Francis Peyron s’est investi dans l’association
« Les Artistes du Chesnay » et
en a pris la présidence dès sa retraite
pendant près de 25 ans.
Retour sur ces années partagées
entre ces différentes passions…
Un artiste dans la ville
Qu’est-ce qui vous a poussé à devenir « artiste » ?
Je suis né en Algérie dans une région où mes terrains de jeux étaient remplis de sculptures romaines… Je peux donc dire que dès ma naissance, j’ai été sensible à l’art. Mais ce n’est qu’à partir de 1967 que j’ai commencé à prendre des cours à l’association « Les Artistes du Chesnay » : dessin, peinture, modèle vivant, sculpture, gravure… ont occupé mes journées et petit à petit, j’ai intégré l’équipe d’organisation des expositions avec l’appui de l’ancien président, Jean-Claude Joigneau. C’est donc tout naturellement que je me suis présenté, pour la première fois, en 1987 à la présidence de l’association.
Quel est votre style ?
J’ai touché un peu à tout mais si l’on veut parler de style, on peut dire qu’il est figuratif. En sculpture par exemple, je représentais des personnages. Mais mon poste de président, qui m’a pris beaucoup de mon temps, m’a détourné de mon apprentissage. Je n’ai donc pas pu approfondir ma technique.
Que retenez-vous de ces 25 ans de présidence des « Artistes du Chesnay » ?
Beaucoup de travail, beaucoup de belles rencontres, et beaucoup de belles expositions ! A mes débuts, nous avions peu de moyens pour organiser les expositions qui se sont développées en nombre et en style au fil des années. Nous avons réussi à organiser 3 expositions par an avec des amateurs chesnaysiens mais aussi avec des professionnels extérieurs. Le jury que je constituais, était composé de professionnels, capables de reconnaître les techniques et subtilités artistiques des œuvres présentées. Car contrairement à ce que l’on peut penser, il n’y a que peu de subjectivité dans les sélections d’œuvres que nous proposions dans les expositions.
Comment choisissiez-vous les artistes exposants ?
En fait, les expositions, c’est un monde où chacun « défend » son exposition. Monique Baroni, présidente du salon de l’automne, nous a présenté de nombreux artistes qui sont parfois devenus des invités d’honneur. Bien évidemment, j’allais voir des expositions à Paris et dans les villes alentour pour voir les tendances. Les participants ont évolué avec les années et les exposants se renouvelaient naturellement. Mais l’état d’esprit restait toujours très sympathique ! Et certaines expositions furent même organisées avec le comité du jumelage à Heppenheim, la ville jumelle allemande du Chesnay.
Vous avez également été président de l’école de danse du Chesnay ?
Effectivement, j’ai pris la présidence de l’école de danse du Chesnay en 1997, au départ pour 2 ans. Mais j’ai cumulé les 2 présidences finalement pendant 7 ans ! Et le nombre d’adhérents est passé de 400 élèves à plus de 900. Heureusement, ma femme était et est toujours très conciliante car mon emploi du temps était fort chargé, même le week-end !
Dans votre famille, l’équitation est également une passion partagée ?
En effet, j’ai fait beaucoup d’équitation et passé de nombreux concours hippiques. Dans ma famille, mes enfants en ont fait et mon fils est même devenu professeur d’équitation ! Mais j’ai également pratiqué le judo et obtenu ma ceinture noire en partant à la retraite ! ■






